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Article sur le journal du golf avril 2026

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Maladie de Parkinson et golf : effets du golf sur la capacité fonctionnelle, les aptitudes physiques et la qualité de vie

Article original

Auteurs :

Melinda Anne MacFarlane, Laiz Novaes, Fabiana Scartoni, Marcos Fortes, Alexandra Perrot, Danielli Mello

Résumé

Introduction :

La maladie de Parkinson (MP) est un trouble neurodégénératif progressif affectant les neurones dopaminergiques du cerveau, entraînant des symptômes moteurs et non moteurs qui altèrent les fonctions physiques et la qualité de vie (QV). Les traitements traditionnels, tels que la prise en charge pharmacologique et la kinésithérapie, rencontrent souvent des limites en termes d’efficacité et d’adhésion des patients, ce qui souligne la nécessité de thérapies alternatives. Le golf, connu pour son intensité faible à modérée et son attrait auprès de différentes tranches d’âge, combine exercice physique et interaction sociale, ce qui en fait un candidat prometteur comme intervention thérapeutique. Le golf implique des activités essentielles telles que la marche, le swing et le maintien de l’équilibre, qui sont cruciales pour préserver les capacités fonctionnelles chez les patients atteints de la MP. De plus, les défis cognitifs et le cadre extérieur associés au golf peuvent améliorer la santé mentale et le bien-être général.

Objectif :

Cette étude visait à examiner les effets de la pratique du golf sur les capacités fonctionnelles et physiques ainsi que sur la qualité de vie de personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Matériels et méthodes :

Douze volontaires atteints de la MP (10 hommes et 2 femmes), âgés de 63,5 ± 8,82 ans, ont participé à un programme de pratique du golf d’une durée de sept semaines, à raison de deux séances par semaine de 90 minutes chacune. Les participants ont été évalués à l’aide de l’échelle de Hoehn et Yahr (H&Y), de l’échelle unifiée d’évaluation de la maladie de Parkinson (UPDRS), du questionnaire de la maladie de Parkinson (PDQ-39) et du Senior Fitness Test (SFT). Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives et inférentielles, incluant le test t de Student et une analyse de variance à mesures répétées (ANOVA) avec test post hoc de Bonferroni.

Résultats :

Des résultats significatifs ont été observés pour l’agilité/l’équilibre dynamique du SFT (F = 4,58 ; p = 0,01) et pour l’inconfort corporel du PDQ-39 (F = 38,84 ; p = 0,00).

Conclusions :

Cette étude met en évidence un impact positif de la pratique du golf sur l’agilité, l’équilibre dynamique et l’inconfort corporel, suggérant que le golf peut améliorer certains aspects de la capacité physique et fonctionnelle ainsi que la qualité de vie chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Mots-clés : maladie chronique, système nerveux, condition physique, rééducation par l’exercice, promotion de la santé

Parfait. Je poursuis avec la Partie 2 : Introduction (traduction intégrale).

Introduction

Chaque année, plus de 25 000 personnes sont nouvellement diagnostiquées avec la maladie de Parkinson (MP) (De Rijk et al., 1997). La MP est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente dans le monde, après la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’une affection chronique, progressive et invalidante qui impose des charges émotionnelles, économiques et sociales importantes aux patients et à leurs aidants (Balestrino & Schapira, 2020). En France, le nombre de cas de MP a doublé entre 1990 et 2015. D’ici 2030, on estime qu’environ 260 000 personnes seront traitées pour cette maladie, avec une prévalence d’environ une personne sur vingt âgée de plus de 45 ans (Canonico et al., 2022).

La cause de la MP est la dégénérescence progressive des neurones dopaminergiques de la substance noire pars compacta, entraînant une diminution de la dopamine striatale et la présence de corps de Lewy. La forme la plus courante, la MP idiopathique, se caractérise par des symptômes cardinaux tels que le tremblement de repos, l’asymétrie et la bradykinésie. Une réponse positive à la dopamine confirme le diagnostic dans 99 % des cas (Garcia-Agundez et al., 2019 ; Marsden, 1990).

Une grande variété de traitements de rééducation physique est utilisée chez les patients atteints de la MP, et l’intérêt pour le rôle de l’exercice dans la prise en charge de la maladie ne cesse de croître au sein de la communauté scientifique. Les traitements traditionnels, tels que la prise en charge médicamenteuse et la kinésithérapie, rencontrent souvent des difficultés liées à leur efficacité et à l’adhésion des patients, ce qui encourage l’exploration de thérapies alternatives. L’activité physique constitue l’une de ces options, car elle favorise des adaptations aiguës et chroniques importantes. Lorsqu’elle est pratiquée à une intensité modérée à élevée, l’exercice peut stimuler des réponses neurobiologiques telles que la neurogenèse, l’angiogenèse et la synaptogenèse. Ces mécanismes contribuent au maintien de la santé neuronale et à la stimulation de la plasticité cérébrale, améliorant ainsi les capacités fonctionnelles et physiques, notamment l’équilibre postural et le contrôle moteur. Des améliorations comportementales peuvent également être observées (Monteiro-Junior et al., 2015). C’est pourquoi l’évaluation de l’activité physique constitue un élément clé des recommandations de qualité de l’American Academy of Neurology pour les patients atteints de la MP (Mantri et al., 2018).

Le golf est un sport pratiqué par plus de 60 millions de personnes dans le monde. À la fin de l’année 2018, on dénombrait 38 864 parcours de golf répartis dans 209 des 249 pays du monde (The R&A, 2019). Le golf représente un excellent moyen de rester physiquement actif et constitue un sport pouvant être pratiqué tout au long de la vie (Smith, 2016).

Il s’agit d’un sport social et agréable, d’intensité faible à modérée, accessible à toutes les tranches d’âge. L’un de ses principaux avantages réside dans le fait qu’il est à la fois une activité de loisir et une forme d’exercice physique. Son attrait intergénérationnel, combiné à l’exercice physique et à l’interaction sociale, en fait une option particulièrement intéressante pour une intervention thérapeutique. Le golf implique des activités essentielles telles que la marche, le swing et le maintien de l’équilibre, qui sont cruciales pour préserver les capacités fonctionnelles chez les patients atteints de la MP. De plus, les défis cognitifs et l’environnement extérieur associés au golf peuvent favoriser la santé mentale et le bien-être général. Ces éléments sont particulièrement importants pour maintenir l’engagement dans une activité physique régulière chez les personnes atteintes de maladies chroniques comme la MP.

Une étude clinique de six semaines menée dans le cadre d’un programme communautaire de golf et d’exercices pour des personnes atteintes de la MP a montré qu’un programme combinant l’enseignement du golf et des exercices spécifiques aux tâches améliorait significativement la qualité de vie (évaluée par le PDQ-39) chez sept participants sur huit (Cash et al., 2018). Ce résultat est notable compte tenu des difficultés fréquemment rencontrées par les personnes atteintes de la MP en matière de qualité de vie globale ou liée à la santé.

Les personnes atteintes de la MP présentent généralement une diminution de la qualité de vie en raison des symptômes physiques, fonctionnels et psychologiques/cognitifs associés à la maladie. La relation étroite entre les fonctions motrices et cognitives a un impact significatif sur la qualité de vie. À l’inverse, l’amélioration de la capacité fonctionnelle grâce aux thérapies physiques a démontré un effet positif sur la qualité de vie globale (Barbieri et al., 2012 ; Fayyaz et al., 2018).

Un large éventail de symptômes moteurs et non moteurs peut influencer la qualité de vie liée à la santé (QVLS) chez les patients atteints de la MP. Une étude portant sur les facteurs prédictifs de la QVLS dans la MP a révélé que des symptômes tels que la dépression, l’anxiété, l’apathie, la somnolence diurne excessive et les limitations dans les activités de la vie quotidienne (liées aux symptômes moteurs) étaient indépendamment associés à une QVLS plus faible. Ces résultats suggèrent que ces facteurs constituent des prédicteurs importants chez les personnes atteintes de MP légère à modérée, soulignant l’importance de leur identification et de leur priorisation dans le cadre des traitements, du développement thérapeutique et de l’évaluation des résultats cliniques (Kuhlman et al., 2019).

À mesure que la MP progresse, les individus connaissent souvent un déclin de leurs capacités physiques et fonctionnelles, ce qui peut entraîner une diminution de leur qualité de vie. Les thérapies physiques peuvent contribuer à ralentir et à atténuer ces symptômes. Toutefois, le golf offre bien plus qu’un simple exercice physique : il s’agit d’un sport multidimensionnel qui favorise la sociabilité, le contact avec la nature et l’exposition à la lumière solaire dans un environnement naturel et verdoyant (appelée « dose de nature »). Ces aspects peuvent avoir un impact positif sur les personnes souffrant de dépression ou d’autres troubles de l’humeur. Ils constituent des raisons convaincantes de pratiquer ce sport, qui combine activité physique, soutien social et connexion avec la nature.

Les traitements conventionnels rencontrent souvent des difficultés d’adhésion, ce qui renforce l’intérêt d’explorer des thérapies alternatives telles que le golf. L’examen des bénéfices potentiels du golf comme intervention thérapeutique peut offrir de nouvelles perspectives et opportunités pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la MP. Ainsi, l’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de la pratique du golf sur les capacités physiques et fonctionnelles ainsi que sur la qualité de vie des personnes vivant avec la maladie de Parkinson.

Très bien. Voici la Partie 3 : Matériels et méthodes (traduction intégrale).

Matériels et méthodes

Plan de l’étude

L’étude a adopté un plan quasi expérimental, visant à se rapprocher autant que possible des conditions réelles tout en contrôlant un maximum de menaces à la validité interne (Thomas et al., 2012).

Échantillon

Un échantillon de 18 volontaires (4 femmes et 14 hommes) atteints de la maladie de Parkinson a été recruté par l’intermédiaire de l’Association France Parkinson (AFP), zones Île-de-France 91 et 78 (Paris, France). Les critères d’inclusion étaient les suivants : diagnostic de la maladie de Parkinson aux stades 1 à 3 selon l’échelle de Hoehn et Yahr (H&Y) (Hoehn & Yahr, 1967) et possession d’un certificat médical autorisant la pratique du golf.

Les critères d’exclusion comprenaient : maladies chroniques non contrôlées, affections cardiaques sévères, troubles musculaires ou articulaires empêchant la pratique d’une activité physique, troubles cognitifs importants et incapacité à jouer au golf.

La taille de l’échantillon a été déterminée à l’aide du logiciel GPower 3.1. Les paramètres inclus dans le calcul étaient les suivants : famille de tests F ; test statistique : ANOVA à mesures répétées (facteurs intra-sujets) ; taille d’effet = 0,5 ; α = 0,05 ; puissance statistique (1 – β) = 0,95 ; nombre de groupes = 1 ; nombre de mesures = 3 ; coefficient de corrélation entre les mesures répétées = 0,5. Selon GPower 3.1, un total de 12 participants était requis.

En raison de la pandémie de coronavirus SARS-CoV-2, le gouvernement français a imposé un confinement de huit semaines, entraînant le retrait de huit volontaires de l’étude. Ainsi, à la fin du processus d’échantillonnage, l’étude comprenait un seul groupe de 10 volontaires (2 femmes et 8 hommes), âgés de 45 à 73 ans (âge moyen : 63,5 ± 8,82 ans), avec une durée de la maladie comprise entre 6 mois et 14 ans (durée moyenne : 7,1 ± 4,3 ans). La figure I présente le détail du recrutement des volontaires.

Considérations éthiques

Les participants ont donné leur consentement éclairé pour participer à une recherche impliquant des sujets humains, conformément aux principes de la Déclaration d’Helsinki (World Medical Association, 2009). L’étude a été soumise en janvier 2020 au service de l’AFP département 91 et a été approuvée par le comité POLETHIS (Conseil pour l’éthique de la recherche et l’intégrité scientifique de l’Université Paris-Saclay, France). Les participants ont été informés des procédures expérimentales et ont signé un formulaire de consentement.

Procédure

Les données ont été collectées à l’UGolf de Verrières-le-Buisson (Verrières-le-Buisson, France). Les mesures ont été réalisées à trois moments distincts :

  • M1 : pré-test (avant le confinement),
  • M2 : re-test après la période de confinement de huit semaines,
  • M3 : post-test après sept semaines de pratique du golf.

Moment 1 : Pré-test (avant le confinement)

Tous les tests ont été administrés par un professionnel de l’éducation physique spécialisé en activité physique adaptée. Chaque volontaire a été évalué lors d’une session unique de 90 minutes. Les évaluations ont été réparties sur trois jours, avec six volontaires évalués par jour.

Avant les tests, les participants ont signé le formulaire de consentement éclairé. Les capacités fonctionnelles et physiques ont été évaluées à l’aide du Senior Fitness Test (SFT) (Rikli & Jones, 1999). La qualité de vie a été évaluée subjectivement à l’aide du Parkinson’s Disease Questionnaire (PDQ-39) (Peto et al., 1995). La fonction motrice a été évaluée à l’aide de l’Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (UPDRS) (Fahn, 1987).

Senior Fitness Test (SFT)

Le SFT est une batterie de tests de performance conçue pour évaluer les principaux paramètres physiques liés à la mobilité chez les personnes âgées autonomes de 60 à plus de 90 ans (Rikli & Jones, 1999). Cette batterie comprend six exercices et est largement utilisée pour évaluer la mobilité fonctionnelle. Elle permet d’estimer les capacités physiques et le niveau d’indépendance fonctionnelle des patients (Cancela et al., 2012).

Les tests suivants du SFT ont été utilisés pour évaluer la capacité fonctionnelle :

  • Force : test de lever de chaise et flexion du bras (charge de 2 kg pour les femmes et 3 kg pour les hommes, pendant 30 secondes) ;
  • Souplesse : test « chaise–toucher des orteils » et test « grattage du dos » ;
  • Équilibre/agilité : test « se lever, marcher et revenir » sur 2,5 m (8-foot up-and-go) ;
  • Endurance : test alternatif de montée de genoux pendant 2 minutes (le terrain n’étant pas adapté au test de marche de 6 minutes).

L’ordre d’administration des tests était le suivant :

  1. Lever de chaise (30 s)
  2. Flexion du bras
  3. Chaise–toucher des orteils
  4. 8-foot up-and-go
  5. Grattage du dos
  6. Test de montée de genoux de 2 minutes

Unified Parkinson’s Disease Rating Scale (UPDRS)

Développée initialement dans les années 1980, l’UPDRS est devenue l’échelle clinique la plus largement utilisée pour l’évaluation de la maladie de Parkinson (Postuma et al., 2015 ; Goetz et al., 2008).

L’UPDRS est utilisée pour évaluer les bénéfices des traitements et dans les essais cliniques. Elle comprend quatre parties :

  • Partie I : évalue les troubles comportementaux (déclin cognitif, hallucinations, dépression) ;
  • Partie II : évalue la capacité du patient à réaliser les activités de la vie quotidienne (habillage, marche, alimentation) ;
  • Partie III : évaluation motrice (tremblements, bradykinésie, rigidité, équilibre) ;
  • Partie IV : complications liées au traitement (dyskinésies, dystonies, fluctuations motrices).

L’UPDRS vise à fournir une échelle complète, pratique et facile à administrer, applicable à tous les patients indépendamment de la sévérité de la maladie, du traitement ou de l’âge (Goetz, 2010).

Parkinson’s Disease Questionnaire (PDQ-39)

Le PDQ-39 est un questionnaire de santé spécifique à la maladie de Parkinson comprenant 39 items répartis en huit dimensions :

  • Mobilité (10 items)
  • Activités de la vie quotidienne (6 items)
  • Bien-être émotionnel (6 items)
  • Stigmatisation (4 items)
  • Soutien social (3 items)
  • Cognition (4 items)
  • Communication (3 items)
  • Inconfort corporel (3 items)

Le score maximal est de 100, indiquant le plus mauvais état de santé possible (Peto et al., 1995).

Parfait. Voici la Partie 4 : Intervention golfique, analyse des données et Résultats (traduction intégrale).

Intervention golfique

Ce projet était entièrement gratuit pour les participants et s’est déroulé sur un parcours compact de golf de 9 trous (UGolf de Verrières-le-Buisson, France). Le club a mis à disposition les clubs et les balles de golf, ainsi que des balles d’entraînement pour le practice.

Les cours de golf ont été dispensés par un professionnel expérimenté de golf et un enseignant en éducation physique spécialisé dans les populations à besoins spécifiques. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ont participé à un programme de sept semaines, à raison de deux séances par semaine, chaque séance durant 90 minutes (soit un total de 21 heures).

Les volontaires ont été répartis en trois groupes :

  • Lundi et mercredi après-midi (4 participants)
  • Mardi et jeudi matin (3 participants)
  • Mardi et jeudi après-midi (3 participants)

Le caractère collectif des séances a permis aux participants de socialiser entre eux tout au long du projet, favorisant une ambiance conviviale et détendue.

Chaque séance débutait par un échauffement de 10 minutes, comprenant des étirements statiques et dynamiques ainsi que des exercices de mobilité articulaire.

La première phase du programme (les six premières séances) était consacrée à l’apprentissage des techniques de golf, réalisées au practice, dans la zone d’approche (petits coups) et sur le green d’entraînement (putting). Les participants ont appris le swing, la technique de putting et les coups d’approche.

Lors de la seconde phase, les volontaires ont commencé à jouer directement sur le parcours pendant six séances consécutives, suivies d’une séance de révision technique au practice. La quatorzième et dernière séance s’est également déroulée sur le parcours.

Moment 3 : Post-test (après sept semaines de pratique du golf)

Les évaluations du SFT, de l’UPDRS, du PDQ-39 ainsi que les capacités manuelles ont été réalisées selon les mêmes protocoles que précédemment. Le coordinateur de la recherche a organisé un déjeuner de clôture auquel ont participé la majorité des patients atteints de la MP afin de marquer la fin du projet.

Analyse des données

Les analyses statistiques ont été effectuées à l’aide du logiciel SPSS (version 26.0, Chicago, États-Unis). Le calcul de la taille d’échantillon a été réalisé avec le logiciel G*Power 3.1, en utilisant une taille d’effet de 0,5, un seuil de signification α = 0,05 et une puissance estimée à 0,95.

Les statistiques descriptives ont permis de déterminer les moyennes et écarts-types. Les tests de Shapiro–Wilk et de Levene ont été utilisés pour vérifier respectivement la normalité et l’homogénéité des variances. Toutes les variables présentaient une distribution normale et une homogénéité des variances, permettant l’utilisation de tests paramétriques.

Le test t de Student a été utilisé pour comparer les deux moments des questions subjectives sur les capacités manuelles (après confinement vs après sept semaines de pratique du golf). Une analyse de variance à mesures répétées (ANOVA) a été appliquée, avec des tests post hoc de Bonferroni lorsque nécessaire. Le seuil de signification a été fixé à p < 0,05.

Résultats

Caractéristiques de l’échantillon

Les caractéristiques descriptives de l’échantillon sont présentées dans le tableau I. Les volontaires avaient un âge moyen de 63,5 ± 8,82 ans et une durée moyenne de la maladie de 7,1 ± 4,36 ans. Malgré la prédominance masculine (2 femmes et 8 hommes), l’échantillon était considéré comme homogène (p > 0,05 selon les tests de Shapiro–Wilk et de Levene).

Selon l’échelle de Hoehn et Yahr, les patients présentaient une maladie légère à modérée (stades 1 à 3) :

  • 40 % au stade 1
  • 40 % au stade 2
  • 20 % au stade 3

L’indice de masse corporelle (IMC) indiquait un poids normal selon la classification de l’Organisation mondiale de la santé.

Capacités physiques et fonctionnelles – Senior Fitness Test (SFT)

Une différence significative (p < 0,05) a été observée pour un seul composant du SFT : l’agilité motrice / l’équilibre dynamique (F = 4,58 ; p = 0,01).

Une amélioration significative a été constatée entre :

  • M1 et M3 (p = 0,049)
  • M2 et M3 (p = 0,037)

Aucune différence significative n’a été observée entre M1 et M2.

Les autres variables évaluées par le SFT n’ont pas montré de différences significatives entre les trois moments :

  • Force des membres inférieurs
  • Force des membres supérieurs
  • Souplesse des membres inférieurs
  • Souplesse des membres supérieurs
  • Endurance aérobie (test alternatif de 2 minutes)

Capacités physiques et fonctionnelles – UPDRS

Aucune différence statistiquement significative (p < 0,05) n’a été observée entre les trois moments pour les différentes parties de l’UPDRS :

  • UPDRS I (état comportemental et cognitif)
  • UPDRS II (activités de la vie quotidienne)
  • UPDRS III (examen moteur)
  • UPDRS IV (complications liées au traitement)

Qualité de vie – PDQ-39

Une différence significative a été observée pour la dimension inconfort corporel (F = 38,84 ; p = 0,00).

Les comparaisons ont montré :

  • Une augmentation significative entre M1 et M2 (p = 0,000 ; Δ% = 237,68)
  • Une augmentation significative entre M1 et M3 (p = 0,000 ; Δ% = 310,10)
  • Aucune différence significative entre M2 et M3 (p = 0,178)

Les autres dimensions du PDQ-39 n’ont pas montré de différences significatives.

Capacités manuelles et impact du confinement

Aucune différence significative n’a été observée concernant la perception subjective des capacités manuelles entre M2 et M3 (p = 0,90).

Concernant l’impact du confinement sur la qualité de vie liée à la santé :

  • 60 % des volontaires ont perçu l’impact comme neutre
  • 40 % comme négatif

La majorité des participants n’a pas vécu le confinement seul, disposait d’un jardin et a maintenu une activité extérieure minimale.

Très bien. Voici la Partie 5 : Discussion (traduction intégrale).

Discussion

Concernant les résultats de cette étude, il est important de noter que, bien que le volontaire le plus âgé ait 73 ans, l’échantillon ne peut pas être classé comme « personne âgée » selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui considère comme âgées les personnes de 65 ans et plus. Bien que l’échantillon réponde aux critères de « poids normal » selon la classification de l’IMC de l’OMS, une attention particulière doit être portée à la valeur minimale de l’IMC observée (17,26), qui correspond à une insuffisance pondérale. Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, la dépense énergétique peut diminuer en raison des troubles moteurs, mais elle peut également augmenter avec l’aggravation de la rigidité musculaire (Kashihara, 2006). Malgré une augmentation de l’apport énergétique, les patients atteints de la MP commencent souvent à perdre du poids plusieurs années avant le diagnostic (Chen et al., 2003).

L’amélioration de l’état nutritionnel pourrait potentiellement améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de MP à un stade avancé. La perte de poids mérite une attention particulière, même aux stades précoces de la maladie. Plusieurs facteurs contribuent aux perturbations de l’apport énergétique et à la perte de poids chez les patients atteints de MP, notamment les dyskinésies induites par la dopamine, les troubles de l’absorption et de la motilité gastro-intestinale, la dysphagie et l’anorexie liée à la dépression (Kashihara, 2006).

Lors de l’évaluation des capacités physiques et fonctionnelles à l’aide du Senior Fitness Test (SFT), des améliorations significatives ont été observées chez les personnes atteintes de MP participant à la pratique du golf, en particulier pour le composant agilité/équilibre dynamique. Ces améliorations significatives ont été observées entre M1 (avant le confinement) et M3 (après sept semaines de pratique du golf), ainsi qu’entre M2 (après le confinement) et M3. En revanche, aucune différence significative n’a été observée entre M1 et M2.

Ces résultats suggèrent que le confinement de huit semaines n’a pas entraîné de modification significative du score d’agilité/équilibre dynamique du SFT chez les volontaires, tandis qu’une amélioration significative est apparue après sept semaines de pratique du golf. Des études supplémentaires sont nécessaires afin d’examiner cette variable ainsi que d’autres composantes du SFT dans le cadre de programmes de golf de plus longue durée.

La pratique du golf est une activité susceptible d’améliorer à la fois les aspects physiques et psychologiques du contrôle de l’équilibre chez les participants âgés (Gao et al., 2011). Dans un programme de golf de trois ans, des golfeurs âgés ont présenté une amélioration du contrôle de l’équilibre statique et dynamique. Ces résultats s’expliquent probablement par les transferts de poids répétés lors du swing de golf, le passage d’un appui bipodal à un appui principalement unipodal, ainsi que la marche sur des terrains irréguliers (Tsang & Hui-Chan, 2010).

Un bon équilibre et un contrôle postural précis sont essentiels pour exécuter efficacement un swing de golf. Une étude transversale comparant le contrôle de l’équilibre et la confiance en l’équilibre entre des golfeurs âgés et des non-golfeurs a montré que les golfeurs présentent un contrôle de l’équilibre significativement supérieur ainsi qu’une confiance accrue par rapport aux sujets témoins (Gao et al., 2011).

Des études antérieures ont montré que la pratique du golf améliore le contrôle de l’équilibre chez les personnes âgées. Dans un programme de golf de trois ans, les golfeurs âgés ont démontré des améliorations de l’équilibre statique et dynamique, attribuables aux déplacements de poids répétés lors du swing, au passage d’un appui bipodal à un appui unipodal dominant, et à la progression sur des fairways irréguliers (Tsang & Hui-Chan, 2010).

Une étude portant sur l’impact d’un programme de golf adapté et répétitif sur la condition physique fonctionnelle et l’équilibre chez des adultes en rééducation post-AVC a révélé des augmentations significatives de la coordination, de la capacité à tenir sur un pied et de la force musculaire (Zoerink & Carter, 2015). Une autre étude examinant les effets d’un programme d’exercices spécifiques au golf de huit semaines sur les caractéristiques physiques, la mécanique du swing et la performance golfique a conclu que ce type de programme améliore la force, la souplesse et l’équilibre chez les golfeurs (Lephart et al., 2007).

Bien que les autres variables évaluées par le SFT n’aient pas montré de différences significatives, il est envisageable que des améliorations puissent apparaître avec une durée d’intervention plus longue.

Un autre instrument utilisé pour évaluer les capacités physiques et fonctionnelles liées à la qualité de vie était l’échelle UPDRS. Deux versions de l’UPDRS existent : la version originale et une version révisée développée pour corriger certaines limites tout en conservant les points forts de l’originale (Goetz et al., 2008). Dans cette étude, la version originale a été utilisée.

Concernant les capacités physiques et fonctionnelles des personnes atteintes de MP pratiquant le golf, telles qu’évaluées par l’UPDRS, aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les trois moments d’évaluation. Il est important de noter que la durée de l’étude était limitée à sept semaines ; une prolongation de la durée pourrait révéler des différences significatives.

L’un des questionnaires les plus couramment utilisés pour évaluer la qualité de vie subjective dans la MP est le PDQ-39. En ce qui concerne la qualité de vie des personnes atteintes de MP pratiquant le golf, telle qu’évaluée par le PDQ-39, une différence significative a été observée pour la variable inconfort corporel.

Les différences ont été observées entre M1 (avant le confinement) et M2 (après le confinement), ainsi qu’entre M1 et M3 (après sept semaines de pratique du golf). L’analyse de ces résultats montre que l’inconfort corporel a augmenté de 237,8 % entre M1 et M2, indiquant un impact négatif du confinement sur cet aspect de la qualité de vie. En revanche, entre M1 et M3, l’augmentation était de 310 %, suggérant que l’inconfort corporel ne s’est pas aggravé de manière significative après la pratique du golf. Ceci est confirmé par l’absence de différence significative entre M2 et M3. Il est donc possible d’en déduire que, malgré le caractère évolutif de la MP, la pratique du golf pourrait ralentir la progression de l’inconfort corporel chez les personnes atteintes de la maladie.

Les résultats concernant la dimension cognitive du PDQ-39 ont montré une amélioration modeste mais significative (p = 0,049), observée entre M1 et M3. Cela suggère que si les volontaires avaient participé au programme de golf sur une période plus longue, ils auraient pu continuer à bénéficier d’améliorations cognitives. Cette hypothèse est étayée par des études antérieures montrant que l’exercice physique peut augmenter le volume de la substance grise et l’excitabilité corticale motrice, changements associés à des améliorations comportementales (Ellis & Rochester, 2018).

Des résultats issus d’un essai contrôlé randomisé étudiant les effets de l’entraînement au golf sur la cognition chez des personnes âgées indiquent que les interventions basées sur le golf peuvent améliorer la mémoire logique (Shimada et al., 2018).

L’échantillon de cette étude était majoritairement composé d’hommes (80 %). Les hommes semblent percevoir leur qualité de vie de manière moins favorable selon le questionnaire PDQ-39. Une étude comparative menée auprès de 40 personnes atteintes de MP a montré que les hommes rapportaient une qualité de vie plus faible et présentaient des altérations plus marquées dans les dimensions « activités de la vie quotidienne » et « soutien social », tandis que les femmes présentaient davantage de troubles dans les dimensions « émotions » et « inconfort corporel » (Navarro-Peternella & Marcon, 2012).

Le golf est un sport qui sollicite fortement les mains. Lors d’une partie de golf, le seul point de contact entre le joueur et le club se fait par les mains. Les personnes atteintes de MP présentent fréquemment des troubles des mains tels que la rigidité, les tremblements ou d’autres symptômes comme la douleur ou les picotements. Les mains jouent un rôle fondamental dans de nombreuses fonctions cinématiques du corps et sont essentielles à la réalisation de nombreuses activités quotidiennes (Holland, 2019).

Concernant les résultats liés à la perception subjective des capacités manuelles, aucune différence significative n’a été observée après sept semaines de pratique du golf par rapport à la période post-confinement. Cela suggère que, dans cette étude, la durée de l’intervention n’a pas été suffisante pour influencer cette variable. De futures recherches devraient examiner l’impact du golf sur les capacités manuelles en utilisant des mesures objectives, telles que la force de préhension mesurée par dynamomètre.

Concernant l’impact du confinement sur la qualité de vie liée à la santé chez les personnes atteintes de MP, il est encore trop tôt pour déterminer les effets à long terme de la COVID-19. Les données actuelles ne suggèrent pas que la MP augmente directement le risque d’infection, mais la vulnérabilité accrue des personnes âgées et la prévalence élevée de la MP dans cette population peuvent accroître les risques. De plus, la pression exercée sur les systèmes hospitaliers pendant la pandémie a compromis la continuité des soins neurologiques (Papa et al., 2020).

Parfait. Voici la Partie 6 – Dernière partie : Conclusion, remerciements, financement et conflits d’intérêts (traduction intégrale).

Conclusion

Les résultats de cette étude suggèrent que la pratique du golf a un impact positif sur l’agilité et l’équilibre dynamique, ainsi que sur la réduction de l’inconfort corporel chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Ces améliorations indiquent que le golf peut constituer une thérapie alternative efficace pour améliorer certaines capacités physiques et fonctionnelles ainsi que la qualité de vie chez les patients atteints de la MP.

Pour les professionnels de santé et les centres de rééducation, l’intégration du golf comme activité thérapeutique pourrait offrir une approche innovante dans la prise en charge de la maladie de Parkinson, avec un potentiel d’amélioration des résultats cliniques et de la satisfaction des patients. Les dimensions sociales et cognitives du golf en font également un complément pertinent aux protocoles thérapeutiques traditionnels, notamment pour le bien-être mental.

Des recherches futures devraient explorer les bénéfices à long terme de la pratique du golf chez les patients atteints de la MP, y compris ses effets sur les fonctions cognitives et exécutives, qui représentent l’un des déficits cognitifs les plus fréquents dans cette population.

Remerciements

Les volontaires ayant contribué à cette recherche sont affiliés à l’Association France Parkinson (AFP), zones Île-de-France 91 et 78, ainsi qu’à l’UGolf de Verrières-le-Buisson, situé à Verrières-le-Buisson, France.

Les auteurs remercient chaleureusement les personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui ont généreusement donné de leur temps et fait preuve d’un engagement remarquable dans cette étude. Les auteurs remercient également Falcon Scientific Editing pour la relecture et la correction linguistique de la version anglaise de cet article.